« le petit vampire qui ne voulait pas faire de mal aux gens »

Au fin fond des ténèbres 
Qu’aucune lueur ne tranche,
Semble flotter dans les airs,
Deux petites pointes blanches.

Blanches ivoires turgescentes,
Insolites aiguilles, 
Je les sens hésitantes,
Glisser sur mes chevilles.

Prise de renoncement,
La pâle créature,
S’envole brusquement,
Dans sa robe de bure.

Pacifiste vampire,
Que le ciel t’en soit gré,
De vies tu ne peux ravir,
Tu préfères jeûner.

Mais tes canines blanches,
Crocs vierges immaculés,
Pâles lueurs qui tranchent,
Ne vont pas le rester.

Tenaillée par la faim,
Vivant un vrai calvaire,
Tu croques dans ta main,
Et t’écroules par terre. 

Tandis que ton sang noir,
Se répand, se retire,
Déjà dans ma mémoire,
Tu n’es plus qu’un souvenir. 

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