La petite tâche bleue

/!\ En ce moment, je me plonge dans mes anciens textes. Des textes courts, des débuts de roman pas finis… Ce que vous allez lire là, j’ai du l’écrire y’a 2 ou 3 ans. Ba… BON COURAGE. Lol. Y’en a dont je suis fière, celui là, franchement… Moyen. 

Blablabla… Le monde c’est de la merde… Blablabla… Personne ne m’aime. Blablabla… Je me plains encore et encore. Ouin ouin ouin. 

Non mais ça me fait rire, je suis contente de voir qu’il y a de l’évolution, et que je suis loin de ça maintenant. 

Bon lisez quand même hein, parce que je vais en avoir pour 1h pour retaper tout ça ! Merci XD

Texte totalement dans son jus, j’ai rien modifié !

 

Que se passait-il dans cet esprit si jeune et déjà impénétrable ? Qu’est-ce qui était en train de s’y accomplir ? Qu’arrivait-il à son âme ? Quelquefois, plutôt que de se disperser pour se faire oublier, la petite tâche bleue aimait à s’étaler, au milieu de tout pour se faire remarquer. Elle a si peur de disparaître, de ne plus être ! De laisser sa place, sans y laisser une marque de ce qu’elle est, de ce qu’elle fait !

Mais qui est-elle ? D’où vient-elle ?

 

À certains moments, celle qu’on appelle la petite tâche bleue souffrait tellement à force de ne plus bouger, qu’elle se tapait dessus pour se sentir exister. La douleur immédiate apporta avec elle un sentiment de bien-être qu’elle ne voulait surtout pas perdre. Mais inlassablement, cette chaleur lui échappait. Jours après jours, la douleur se faisait moins intense au gré de la couleur de son sentiment.

La couleur de son sentiment, passant du noir au rouge, du bleu au jaune. Toutes ces couleurs qu’elle aurait voulu dans sa vie, étaient posées là dans son lit. Elle aurait voulu les oublier, faire en sorte qu’elles n’aient plus aucuns intérêts juste après leur disparition, mais elle savait qu’elle recraquerait et liguerait encore une fois cette amour de son poing. Ils reviendront, elle le sait bien.

 

Tant pis ! Ce serait un mal pour un bien. Elle avait mal, mal au cœur, mal à l’esprit. Il le fallait ! Qui l’en empêcherait après tout ? Qui lui dirait d’arrêter ses mauvaises fréquentations ? Personne ! Personne n’est venu à elle, elle est venue aux autres ! Se colorant la peau pour se faire remarquer, pour entendre les excuses de ceux qui n’ont pas vu ce qu’elle avait à donner. Ses dons si forts, coincés dans sa main, réclamés la sortie à tout prix. Cette explosion à bien eu lieu, mais elle n’a jamais eu la force de lever le poing en l’air. Il est retombé une fois, deux fois… trente fois contre sa cuisse sans jamais s’arrêter. De guerre las, elle s’est laissée aller. Pluies d’étoiles colorées au-dessus d’un ciel nuageux.

À la nuit tombée, son ciel laissa place à une couleur rosée. Fatiguée, la petite tâche bleue s’endormit jusqu’au lendemain.

 

Lendemain matin toujours le même, elle a cru un jour qu’il serait superbe.

La jambe noircie par les coups, elle se rappelle et s’apaise « je suis finalement capable de quelque chose ». Le pied sur le parquet, la dernière larme versée, elle se lève pour tenter de visiter l’avenir.

Cette avenir où elle avait accès libre à une époque qui lui a été volée. Volée par les petits lutins de la mascarade (Note de moi du présent (xcusez-moi): WHAT ? Les petits lutins de la mascarade, mais qu’est-ce que tu racontes Charlène ? Putain, t’as pourtant jamais pris de drogue de ta vie XD Reprenons !) Car tout ceci n’est à présent qu’une mascarade.

Une mascarade volée par ses espoirs du passé. Des espoirs d’enfance où tout était possible d’exister.

 

Tout était paix et silence, le pied dans l’eau, elle repensait en voyant le noir sur sa cuisse, aux sentiments de la veille. À ses sentiments qu’elle avait déposé pour ne pas laisser à son cerveau emmêlés le soin de trouver une parade pour oublier. Elle avait sur soi, à sa vue, à ses sens, l’assurance de ne pas oublier d’exister. D’exister pour régner sur son passé.

Elle posa la main sur sa blessure, doucement tellement la douleur fut fulgurante et regarda sur l’autre berge. Des pécheurs lancés leur hameçon au milieu des canards et des oies qui attendaient que la famille qui s’était approchée d’eux, leur lance de la nourriture. À chaque nouvelle lancée, celui servi se faisait courser par les autres pour lui piquer son pain.

 

Bon ba si vous êtes arrivé jusqu’ici, vous voulez peut-être en savoir plus. Qu’on se mette bien d’accord. OUI, j’ai eu une période de ma vie où je me suis mutilée. ça a commencé avec des clés. Je me griffais très fort le bras, avec ces clés, ça chauffait, ça laissait quelques griffures, j’étais contente. Que voulez-vous, ça me faisait du bien. 

Ensuite, j’ai commencé à me taper la cuisse. Pareil, ça chauffait, ça laissait quelques petits bleus. Un jour, je me suis tapée mais comme une furax. Véridique. J’ai eu un bleu mais que dis-je c’était pas un bleu, c’était hyper gros noir. J’ai mis un mois pour m’en débarrasser. 

Ba pareil, j’avais mal, beaucoup plus mal que les autres fois pour le coup, mais ça me faisait du bien. Je vous jure, j’aimais bien avoir mal. 

Je me suis retapée après ça, mais jamais à ce point là, et je crois ça m’a peut-être apaisée parce que j’ai très peu recommencé après.

Je me suis jamais fais saigner par contre. 

J’en parle, parce que ça fait quand même un bon moment que j’ai pas fais ça. Que je suis retombée sur ce texte. Que c’est plus mon présent… C’est du passé. 

 

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