Non mais quel mois !

Non mais quel mois, mes amis !

Un mois qui restera dans ma mémoire. Tout a commencé, mercredi 17 Octobre, 2h30 du mat. Réveillée, par un bruit inhabituel, gros bruits, une fois, deux fois… Je me dis qu’ils font chier ces voisins de s’engueuler à cet heure-là. Ils vont défoncer tout l’immeuble, en plus. Mais qu’est-ce qu’ils foutent ?

Je sors dehors pour aller voir, grosse fumée noire. Y’A LE FEU ! . Je referme, je me précipite dans la chambre pour m’habiller, (heureusement pour la suite, j’ai pris des vêtements chauds), j’ouvre ma porte d’entrée, et j’entends un pompier, qui était déjà là, gueulait au rez de chaussée, qu’il faut sortir. Je sors, y’a de la fumée dans le couloir. Dehors, je rejoins l’attroupement, tout le monde est hagard, à froid…

Le feu est dans le parking souterrain.

On nous intime d’aller de l’autre côté de la rue, ne pas rester à côté. Certains sont sortis en t-shirt, pyjama. Pas grave, dans une heure, on rentre chez nous. Personne n’est blessé !

Les pompiers arrivent, avec le gros camion, avec un plus petit. La police aussi.

1h passe, toujours rien. 2h.. Les nouvelles commencent à tomber, toutes les voitures ont cramées. 3h, on commence à nous dire qu’on va nous emmener quelque part au chaud. OK… Je monte à l’avant dans le camion de pompier, je me dis que dans 1h je rentre.

Au chaud, on attend, on attend encore, le jour commence à se montrer. Je pars appeler mon voisin (vous savez celui qui me plait), j’ai son numéro, je le savais absent, je veux le prévenir.
Bon… Il a déménagé, donc pas de soucis pour lui.

Finalement, les nouvelles arrivent. L’ordre est donnée, on a pas le droit de rentrer chez nous avant un passage de l’expert.

Je reste là, dans le local, J’attends, Je vais marcher, Je retourne quand même voir à la résidence pour avoir des nouvelles. C’est le chao. Pompiers noirs de suie, policiers, gendarmes.

J’ai quand même le droit de récupérer deux ou trois affaires chez moi. Dans le hall, la fumée a noirci les murs. C’est degueulasse, je m’en mets partout. Je m’inquiète, il parait que les fondations sont touchées, j’ai l’impression que le sol bouge au moindre de mes pas.

Je me précipite, je me dépêche, je prends ce qu’il faut. Et je retourne dans le local. C’est sûr ! Toutes les voitures du parking souterrain sont touchées.

J’attends ! J’ai le numéro de I. Enfin, puisqu’on s’est parlé ce matin, je lui envoie des sms. De fil en aiguille, on se donne rendez-vous. Un peu de tendresse dans ce monde de brut.

Le maire arrive, avec un journaliste du parisien (qui fera un article sur ce qu’il s’est passé), on va être relogé pour la nuit. L’expert n’a pas pu passer dans la journée.

Nuit agitée. Partager entre « c’est la merdeeeee » et « putain enfin je lui parleeeeeee ».

Le lendemain, je retourne à la résidence, les nouvelles sont mauvaises. On pourra pas rentrer chez nous avant un bon moment. Eh merde. Heureusement, l’assurance me reloge dans un hôtel pour 7 jours. Impecc. Je retourne chercher d’autres affaires dans l’appart, j’ai encore l’impression qu’il peut s’effondrer à tout moment.

Une semaine passe, je retourne de temps en temps et découvre l’état de la voiture… Elle est méconnaissable. C’est devenu une décapotable la caisse… Bon… vaut mieux en rire. Toute façon, je m’en fouts, l’aprèm, j’ai prévu de voir I. I. qui m’attendait devant la gare. Je monte dans sa voiture, je lui fais la bise. Déçu le gars « je pensais que tu m’embrasserais », on s’embrasse. On parle… On se câline… On ….

On discute, il est pas du tout comme je pensais qu’il serait. Il est mieux !!! Ouvert, gentil, il parle tout le temps, il a des bonnes valeurs. J’ai adoré passer du temps avec lui. Il montre des signes que je lui plait, à d’autre moments, y’a d’autres signes un peu plus contradictoires… Je tique sur 2 ou 3 phrases qu’il me dit, je me dis que c’est pas grave.

Et là, le coup fatal, il me parle de ses enfants. Ses enfants, des jumeaux de 5 mois. Je comprends pas. J’ai jamais entendu d’enfants, jamais vu. RIEN, JAMAIS, dans sa voiture y’a rien qui indique qu’il a des enfants, je l’ai jamais vu avec ses enfants… Je dis rien, je souris, il me montre la photo, ils sont mignons en plus ses gosses. On en parle un peu. Puis je m’en vais.

J’attends mon train qui met 1h20 à arriver, marche encore 30 mins, pour rentrer, dans mon hôtel, alors que j’aurais pu être rentré à 20 mins à pieds, chez moi. Je déprime. Et je lui envoi un message : « j’avais vraiment pas compris que t’avais des enfants, aussi jeune, je préfère qu’on arrête de se voir. » « OK, d’accord, merci » qu’il me répond. Aussi court que plaisant ce moment !

Je bade, et depuis ? Depuis, ba je suis à 800 kms de lui, à Toulouse, chez ma mère, et j’attends de pouvoir rentrer, chez moi. Chez moi, où les travaux n’ont même pas commencé.

Qui a fait ça ? Mystère. Y’a eu deux autres cas de feu dans des parkings souterrains, dans la région.

Je pense à I, tout le temps, il me manque. C’est dur qu’il me réponde plus. Vlà le bordel dans ma vie.

 



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3 commentaires sur “Non mais quel mois !

  1. Ah !!! Nonmého ! J’y ai cru moi aussi jusqu’au moment des enfants…. rhaaaaaa !!!…
    (C’est lui qui a mis le feu pour que tu l’appelles ?… Hein ??? Hein !?! Hein !!!°
    Bon, j’arrête mes stupidages et je te fais un gros bisou pour te donner du courage

    J'aime

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